LA COMPASSION ENVERS SOI-MÊME

Publié le 30 mars 2016 par NGUYEN HOANG ANH

Nguyen Hoang Anh, étudiante en développement de carrière à l'Université du Québec à Montréal


Le passage du secondaire et cégep est une transition complexe et empreinte de choix décisifs. Et si on se trompait? Et si on ne prenait pas la bonne décision dans l’immédiat? Qu’adviendrait-il de notre avenir?

Notre vie va-t-elle s’effriter et n’aurons-nous plus aucune issue?

Non!

La vie n’est pas une route unidirectionnelle et droite, il y a moyen de rebrousser chemin et oui, il y a des courbes sinueuses et des bifurcations! On y va parfois à tâtons, d’autres fois avec un plan détaillé et dans certains cas avec quelqu’un qui nous indique la « bonne direction ». Toutefois, lorsque l’on se trompe de voie, comment réagit-on?

Trop souvent, l’on pratique l’autoflagellation et l’autocritique, ce qui augmente l’inconfort et le stress et ce qui peut être déstabilisant et déboussolant. On oublie que l’on peut se tromper et qu’il est totalement humain et acceptable d’avoir des échecs! Pourtant, une attitude plus compatissante envers notre propre situation, lorsque nous commettons une erreur, contribuera grandement à notre amélioration personnelle et augmentera notre satisfaction générale et l’atteinte de nos objectifs.1

La compassion de soi, c’est quoi?

Lorsque l’on vit de la compassion pour les personnes autour de nous, on réalise qu’ils vivent des difficultés et on s’arrête afin de leur offrir notre compréhension et notre gentillesse. On a envie de les aider et on comprend que l’imperfection, les échecs et la souffrance font partie du commun de l’existence humaine. La compassion de soi est exactement la même expérience, mais envers nous-mêmes.2

Les trois éléments clés de la compassion envers soi-même

La bienveillance envers soi-même

Lorsque l’on est compatissant envers soi, on accepte le fait d’être imparfait et que les échecs et difficultés sont inévitables. Cette acceptation amène une grande sérénité qui permet de ne pas souffrir du stress et de la colère lorsque l’on tentera de trouver des solutions. Des décisions prises de façon posée ont probablement plus de chances d’être appropriées.

La reconnaissance de son humanité

On n’est pas seul à rencontrer des difficultés, tous les humains en vivent aussi. Il y a des facteurs externes qu’on ne peut pas contrôler et il est adéquat de l’accepter et de comprendre qu’il en est de même pour d’autres que nous. Il ne faut pas se critiquer aveuglément et s’isoler en croyant qu’on est les seuls à avoir nos problèmes.

La pleine conscience

Dans le contexte de la compassion de soi, la pleine conscience est un état d’esprit où l’on ne se juge pas et où l’on accepte nos pensées et nos sentiments tels qu’ils sont, avec clarté et ouverture d’esprit, sans essayer de les nier ou de les supprimer. En lien avec la reconnaissance de son humanité, lier son expérience personnelle à celle des autres qui vivent des problématiques similaires permet de se voir dans une perspective plus large et de gagner une certaine objectivité.

Accepter qu’on puisse se tromper et se relever!

Alors, oui, vous avez à prendre de grandes décisions dans le moment... mais non, rien n’est coulé dans le béton! L'important est de vous supporter vous-même lorsque vous réalisez qu’un choix n’était pas adéquat pour vous. Ce qui est essentiel, c’est de vous respecter, peu importe, et de vous relever pour aller de l’avant et essayer des chemins jusqu’à ce que vous vous rendez à destination : le succès!


Sources :

1 Psychomédia. (2011). Trois composantes de la compassion envers soi-même. Récupéré le 27 mars 2016 de : http://www.psychomedia.qc.ca/attitudes/2011-03-08/trois-composantes-de-la-compassion-envers-soi

2 Neff, K. (2016). Definition of Self-Compassion. Récupéré le 26 mars 2016 de: http://self-compassion.org/the-three-elements-of-self-compassion-2/

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